Bilan 2016 : une année catastrophique pour l’apiculture

2016 a été une année catastrophique pour l’apiculture. La production de miel a connu une baisse de 40% par rapport à l’année précédente. Elle est passée sous la barre des 10.000 tonnes. L’activité apicole souffre. Quelles en sont les causes ?

Les conditions météo

Le changement climatique a un impact sur les abeilles. L’abondance des pluies, l’arrivée tardive du printemps, les vagues de sécheresse, tous ces aléas de la nature rendent difficile le travail des butineuses. D’autre part, la végétation est en manque de diversité, ce qui rend minimes les ressources en nectar.

Les néonicotinoïdes

Ce produit constitue 40 % du marché mondial des insecticides. C’est pour dire combien son utilisation est très répandue dans l’agriculture. Très toxiques, ils attaquent le système nerveux des insectes notamment les abeilles. En étant en contact avec ce produit, les abeilles sont désorientées et ne trouvent plus le chemin de la ruche, et pour finir meurent en chemin. Une étude récente a estimé que les néonicotinoïdes sont responsables de la perte de 300 000 colonies d’abeilles chaque année. De plus, la loi sur l’interdiction d’utilisation de ces produits est reportée pour 2018.

Le frelon asiatique

L’humidité a causé la prolifération de cet insecte destructeur. Après avoir débarqué dans le Morbihan en 2011, il a infesté tout le grand ouest. Véritables prédateurs, les frelons asiatiques peuvent décimer les colonies d’abeilles en quelques heures. Ils sont néfastes pour la biodiversité et l’apiculture mais aussi pour l’homme. N’oublions pas qu’en France, des attaques de ces prédateurs sanguinaires ont causé la mort de plusieurs personnes.

Les conséquences de cette chute de la production

Premièrement, les prix du miel vont augmenter. C’est inévitable car les charges continuent de peser pour les apiculteurs. Deuxièmement, le taux d’importation en miel va connaître une hausse. Selon un syndicat anonyme, il atteint déjà les 75%, ce qui est considérable par rapport aux années précédentes, où il était de 25%. Les plus grands exportateurs de miel en France sont la Chine, l’Espagne et les pays de l’Est.

Pour finir, les principaux touchés par cette chute de la récolte de miel seront les apiculteurs professionnels. Il faut noter que 3000 d’entre eux vivent de cette activité. C’est la raison pour laquelle l’UNAF a demandé au ministère responsable de déclarer l’état de calamité apicole pour 2016.

Pour améliorer cette situation catastrophique de l’apiculture en 2016, il faut mener une action d’information et de sensibilisation. En conséquence, la population doit comprendre les enjeux pour apporter sa contribution pour l’émergence de la filière apicole.

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