Le Finistère, un autre département sinistré par une mauvaise saison apicole

L’année 2016 était une mauvaise saison apicole pour le Finistère. Et pour cause, les conditions météos défavorables, mais aussi la prolifération des frelons asiatiques.

Une saison catastrophique

Ce ne seront pas seulement les apiculteurs du Finistère qui garderont un mauvais souvenir de 2016. En général, c’est la production annuelle nationale française en miel qui est en baisse. Par rapport aux années précédentes (13.200 Tonnes en 2014, 15.000 à 17.000 en 2015), celle-ci est passée sous la barre des 10.000 tonnes en 2016. Une demande a été adressée par les éleveurs d’abeilles du Finistère au ministère de l’agriculture pour déclarer le département en calamité apicole pour cette année. Ils attendent la réponse au printemps.

Les causes

Premièrement, les conditions météos étaient vraiment mauvaises, ce qui a eu un impact sur le développement naturel des butineuses. Les abeilles n’ont pas pu sortir des ruches à cause de la pluie incessante. La récolte de nectar et de pollen était donc insuffisante.

Deuxièmement, à cause de l’humidité, les frelons asiatiques se sont proliférés. Il faut savoir que ces derniers sont de véritables prédateurs sanguinaires d’abeilles, et peuvent détruire les colonies en quelques heures. Il y a eu aussi la fécondation tardive des reines entraînant la fragilité des colonies.

Troisièmement, de fortes chaleurs ont succédé aux pluies incessantes et le froid. La conséquence en est que les fleurs sont asséchées, rendant difficile la tâche aux abeilles pour trouver de quoi butiner.

En bas du tableau se trouve le problème des insecticides de la famille des néonicotinoïdes. En effet, la Loi Biodiversité qui vise à interdire l’utilisation de ces produits toxiques sera reportée en 2018. En moyenne, les pertes atteignent un taux de 20% ce qui est vraiment considérable.

Les solutions proposées

Il faut lutter contre le frelon asiatique qui est un grand prédateur de butineuses. Pour ce faire, il faut le piéger dès le printemps. Cela peut diminuer leur quantité. Il faut également faire un lobbying auprès des gouvernants pour interdire la mise sur le marché des produits toxiques dont les insecticides. Il faut faire comprendre au grand public l’existence du danger que représentent ces produits sur la biodiversité.

A part cela, proposer les entreprises et les particuliers de parrainer les ruches. Pour remercier le parrain, les abeilles leur offrent une partie de leur production (le miel). Cette action a pour but de sauvegarder les abeilles et de soutenir l’apiculture qui perd chaque année plus de 25% de ses colonies.

Même s’il a été touché par cette mauvaise saison apicole, le Finistère relève la tête. L’abeille finistérienne est l’une de ces associations qui réunit de nombreux apiculteurs français et qui ne cesse de défendre la promotion de l’abeille.

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