Abeilles maçonnes

Les abeilles maçonnes

Les abeilles maçonnes appartiennent à la grande famille des abeilles sauvages. Elles se distinguent bien des abeilles domestiques même si elles ont presque les mêmes caractéristiques physiques. Elles sont de loin les meilleures quand il s’agit d’assurer la pollinisation des arbres fruitiers, du potager, des plantes à fleurs, etc. Effectivement, ce sont des auxiliaires de jardin exceptionnels. En plus, elles sont inoffensives.

Voici tout ce qu’il y a à savoir sur les abeilles maçonnes.

Abeilles maçonnes, un mode de vie assez particulier ?

Les abeilles maçonnes, aussi connues sous le nom d’Osmies, sont des abeilles solitaires. Elles ne vivent pas en communauté et ne construisent pas de ruche. Cette espèce n’a donc pas besoin d’une reine pour survivre ni pour avoir des progénitures. Chaque femelle pond ses œufs et veille à ce que ses descendants puissent se développer sereinement.

Sachez que le terme « maçonne » provient de la méthode utilisée par les femelles pour refermer leur nid. Plus précisément à l’aide de la boue (argile), la mère réalise un couvercle pour boucher l’orifice de la niche.

Outre cela, les abeilles maçonnes sont assez discrètes. On les retrouve dans les champs, dans les prairies ou encore dans notre jardin. Ce sont d’excellentes pollinisatrices et sont de très bons travailleurs. À savoir qu’elles travaillent seules et ne produisent pas de miel ni de cire.

Les différentes espèces d’abeilles maçonnes

Il existe nombreuses sortes d’espèces d’abeilles maçonnes, mais l’osmie rousse et l’osmie cornue sont les plus courantes d’entre elles. On dit même qu’entre toutes les abeilles sauvages, elles sont les plus faciles à domestiquer.

Ci-après quelques détails concernant ces deux types d’abeilles maçonnes.

L’osmie rousse ou l’osmia bicornis

Il faut savoir que les deux espèces sont velues et disposent de deux paires d’ailles membraneuses. Autrement dit, elles sont classées dans l’ordre des hyménoptères.

En principe, une osmie rousse mesure entre 10 et 12 mm. Son corps est pourvu de poils épais. Ces derniers sont de couleur bruns-roux, tandis que l’abdomen est couvert de poils noirs. Sa tête, ainsi que son thorax sont garnis de poils blancs.

L’osmia bicornis sort de son cocon environ quatre semaines après l’osmie cornue, c’est-à-dire en mois d’avril. Ce qui fait d’elle un magnifique agent pollinisateur, car elle commence la pollinisation assez tôt dans la saison.

L’osmie cornue ou l’osmia cornuta

L’osmie cornue est légèrement plus grande que l’osmie rousse. Sa taille varie entre 12 et 16 mm. Parfois, on la confond avec le bourdon à cause de sa grande taille. Il faut aussi souligner que les mâles sont plus petits que les femelles, et se distinguent bien par petite tache blanche sur leur tête. À préciser que le terme « cornue » est issu de la paire de cornes que l’on peut facilement distinguer sur la tête de la femelle.

L’osmia cornuta éclot en début de saison printanière, plus précisément en mois de mars. Ce qui la rend parfaite pour assurer la pollinisation des fleurs sauvages ou encore des arbres fruitiers.

Les osmies et leur rôle de pollinisatrices

Ce qui différencie les abeilles maçonnes de leurs cousines les abeilles domestiques, c’est qu’elles sont de loin de meilleures pollinisatrices. Effectivement, elles sont capables d’effectuer de nombreux aller-retour pour visiter tous types de plantes, d’arbres et de fleurs. Elles sont aptes à voler pendant 14h sans s’arrêter afin d’assurer la pollinisation de tous types de végétaux. Aussi, elles ont tendance à butiner dans un périmètre assez restreint. Ce qui est très bien pour la pollinisation, et donc pour la sauvegarde de l’environnement.

Mais plus important encore, avec leur morphologie assez particulière (elles sont recouvertes de poils drus), elles sont capables de travailler sous des conditions peu favorables avec des températures basses. Son incroyable capacité à tolérer le froid et à butiner intelligemment prouve bien son efficacité en termes de pollinisation.

Ces qualités remarquables des abeilles maçonnes poussent les arboriculteurs à en faire des auxiliaires de culture.

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