Le varroa

Quand vous possédez une ruche, il est important de connaitre ce qu’est le varroa. Vous en avez surement entendu parler de ce parasite, mais après avoir lu cet article vous pourrez tout savoir à propos du varroa, sa définition, les impacts qu’il provoque dans la ruche et le traitement approprié pour s’en débarrasser.

Qu’est-ce que le varroa ?

Le varroa aussi connu sous le nom de pou des abeilles est un acarien parasite externe qui s’alimente de l’hémolymphe des abeilles. Ce dernier concerne le liquide présent dans le système circulatoire. D’un point de vue scientifique, ce parasite est nommé Varroa jacobsoni. Il a été découvert en 1904 à Java. C’est un actoparasite qui peut parfaitement se déplacer. Il mesure 1 à 1,4 mm de long et provient de l’Asie du Sud-Est. L’acarien sans pathogénie sur l’espèce Apis cerena mais il est porteur d’une maladie qui affaiblit les Apis mellifera juste en 3 années. Il vit sur l’abeille adulte et envahit aussi le couvain.

S’agissant de la forme générale du Varroa, il a l’aspect d’un petit crabe « tourteau » ou « dormeur » (Cancer pagurus) avec une taille à l’ordre du mm. Il est très aplati et possède des pattes à la fois très courtes, et très puissantes. C’est grâce à ses pattes qu’il peut se déplacer dans la ruche, s’agripper sur l’hôte et s’y installer pour consommer. Aussi, le Varroa dispose d’un rostre acéré qui lui permet de transpercer les téguments de l’abeille, et de tirer au plus vif de son « garde-manger ».

Comment reconnaître un varroa ?

En tant qu’apiculteur vous devez être capable de repérer rapidement s’il y a un varroa dans la ruche, afin de pouvoir les éradiquer à temps. La femelle du varroa, de la famille des varroidae, est bien visible à l’œil nu. Elle a une forme elliptique plus large que longue. Elle peut mesurer entre 1,5 à 1,8 mm de long et entre 1 à 1,2 mm de large. Se fixant à une abeille adulte, elle est parfaitement remarquable avec sa cuticule de couleur brun foncé.

Par contre, le mâle a une couleur jaunâtre avec une forme assez arrondie. Il n’est pas facile à repérer puisque son diamètre varie entre 0,8 et 0,9 mm. Pour le détecter, il faudra regarder attentivement les cellules du couvain de l’abeille dans lesquelles il s’est installé.

Le cycle de vie des varroas

Les varroas se reproduisent dans le couvain. La femelle fondatrice reste dans une cellule remplie de larve d’abeille juste avant le déroulement de l’operculation. Lorsqu’elle est enfermée dedans, elle pond de 2 à 8 œufs avec une cadence d’un œuf toutes les 30 heures. Le premier œuf s’avère toujours être un mâle, et évidemment les restes sont des œufs femelles.

Un mâle nouvellement éclos fécondera les varroas femelles juste au moment de leur naissance. Elles sortiront de la cellule quand l’abeille est née, mais le mâle restera dans le couvain. Du fait que le varroa se nourrit de l’hémolymphe des abeilles, la femelle représente une menace pour la reine, les mâles et les ouvrières.

Après quelques jours, ce cycle de reproduction va recommencer. Ces varroas se reproduisent donc d’une manière particulière et peuvent provoquer une vraie hécatombe pour tout un rucher si ce n’est qu’une ruche qui est touchée.

Effets du varroa dans une ruche

Sur l’abeille, il spolie les protéines, inocule des germes et perturbe l’ouvrière lorsque celles-ci sont en activité, ce qui explique la baisse de la production bien qu’il n’y a aucun symptôme. Pour certains cas, la maladie se révèle par la présence d’abeilles mortes ou trainantes.

Ainsi, le varroa blesse l’abeille lors de sa nutrition permettant l’entrée des pathogènes. Sa spoliation d’hémolymphe sur la larve et l’adulte entraine une carence en protéines chez l’abeille, cela affaiblit son système immunitaire et retarde son émergence. L’insecte sera victime de déformations morphologiques externes en ayant des ailes atrophiées et une taille plus petite. Il fait diminuer son espérance de vie. Il réduit la taille des glandes hypopharyngiennes des abeilles parasitées au stade nymphal et provoque un déséquilibre de la population des nourricières.

Le varroa peut aussi provoquer des troubles de reproduction, les faux bourdons seront plus faibles et n’ont pas la capacité de féconder la reine. La présence d’un varroa dans une ruche n’est pas favorable pour un apiculteur, car cela engendre une baisse de rendement du fait que la colonie risque de mourir au bout de 3 ans. Même s’il n’y a pas de traitement qui prouve exactement son efficacité, on se fie parfois à des traitements principalement chimiques afin de tenter de l’éradiquer.

Comment traiter sa ruche contre le varroa ?

Il existe divers moyens qui peuvent vous aider à contrôler la prolifération des varroas. Une des solutions à prévoir est la recherche d’abeilles tolérantes, voire résistantes au varroa. Vous pouvez par exemple opter pour une abeille Apis Cerena située dans le sud-est de l’Asie, elle est capable de vivre en équilibre avec l’acarien varroa jacobsoni. Vous pouvez également vous fier aux moyens zootechniques comme la pose de plateaux grillagés. Ces derniers ramasseront les varroas morts, de cette façon vous constaterez à quel point la ruche est infectée. Le piégeage de varroa par du couvain mâle est très efficace pour empêcher la propagation de ces parasites.

Il faudra aussi que vous vous débarrassiez des couvains mâles, car cela met un frein à l’augmentation des varroas. Même s’il y a des traitements médicamenteux s’avère être tentants, soyez toujours vigilants puisqu’ils risquent d’avoir des impacts négatifs sur les abeilles et les hommes.

Les maladies les plus fréquentes dans une ruche

Le couvain peut également être atteint d’autres maladies comme la nosémose et l’amibiase. Une ruche peut être victime d’une « maladie noire » qui est responsable de malformation, d’une myase ou des maladies qui provoquer une diarrhée. La loque américaine et la loque européenne font aussi partie les maladies pouvant atteindre à la fois le couvain, et les abeilles. Ce sont deux maladies bactériennes apparentées auxquelles il faut faire attention à part le varroa. Une ruche peut être envahie de champignons responsables d’aspergillose, de virus de la paralysie aiguë, ou de germes causant la rickettiose ou l’ascophérose.

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