Diviser une ruche

L’apiculteur doit connaître toutes les techniques de l’élevage d’abeilles et diviser une ruche en fait partie. C’est une opération qui doit se faire afin d’optimiser la colonie et elle n’est pas anodine. Elle doit être faite par des mains expertes. Plusieurs éléments doivent alors être maîtrisés, à savoir, le moment propice pour la division, la technique à adopter, la bonne ruche à diviser et autres. Ces conseils sur l’apiculture répondra à toutes ces questions.

En quoi consiste la division d’une ruche

Diviser une ruche est une des opérations à faire pour le travail d’élevage. Cette opération consiste à partager la colonie d’une ruche pour « démarrer » d’autres ruches. À un certain moment, l’essaimage est imminent, la colonie s’apprête à quitter la ruche quand elle se sent à l’étroit. De ce fait, l’apiculteur doit procéder à la division de la ruche pour éviter que sa colonie n’abandonne la ruche. L’essaimage étant instinctif chez les abeilles, la division des colonies est incontournable.

Il s’agit donc de multiplier par deux ou plus le cheptel à partir d’une seule ruche. Il y a un temps propice pour bénéficier d’autres ruches, aussi matures et opérationnelles. Vous devez choisir la colonie qui offrira d’autres lignées, celle qui produit du bon miel, en quantité comme en qualité, et la colonie qui a du « caractère » ferait une belle souche. Cette opération de division est plutôt délicate, il faut savoir suivre les instructions.

Pourquoi diviser une ruche ?

La division d’une ruche est une opération à laquelle l’apiculteur doit procéder afin d’éviter des cas, et pour optimiser le rendement. Ainsi, elle permet de bloquer l’essaimage, quand la colonie se sent à l’étroit et s’apprête à s’implanter ailleurs. Une ruche qui devient trop importante en nombre d’abeilles peut montrer des signes d’essaimage imminent, il appartient à l’apiculteur de les déceler et de procéder à la division.

En plus, l’objectif d’une division d’une ruche consiste aussi à multiplier sa ou ses meilleures colonies. En effet, il y a des colonies qui présentent de forts caractères : plus puissantes, offrant de bons rendements, donnant de bons miels. Il est important de profiter de ces qualités pour les démultiplier et bénéficier ainsi de plusieurs colonies à fortes potentialités.

Les apiculteurs connaissent la qualité de leur colonie, Ainsi, diviser une ruche permet de garder une belle qualité d’abeilles. En procédant à cette pratique, l’apiculteur arrive à conserver une puissante lignée d’ouvrières. C’est l’occasion de supprimer une vieille reine, et de projeter à avoir une reine plus forte grâce à la nouvelle génération « nourrie » par les ouvrières. Toutefois, on peut toujours garder la reine de l’ancienne colonie, si elle reste opérationnelle et assure une bonne reproduction.

Les différentes méthodes

Essentiellement, la division d’une ruche permet d’avoir une seconde ruche à partir d’une première colonie. Cette opération, comme on l’a dit, permet de prévenir l’essaimage, de peupler de nouvelles ruches, de préserver de belles souches. Il existe plusieurs méthodes pour diviser une ruche, mais elles dépendent du type de colonie, des saisons, des races des abeilles et de la région où est implantée la ruche.

La première condition pour faire une division de ruche est le temps, qui comprend le climat et la température. Il est impératif de ne faire l’opération que pendant une belle journée dont le thermomètre affiche les 17°C. Il faut également que la ruche souche soit composée de d’au moins 6 cadres de couvain et surtout, il faut que les mâles qui sont féconds soient toujours dans la ruche.

En règle générale, l’apiculteur doit savoir choisir les colonies qui peupleront ses ruches. Ce sera fait selon les attributs et les particularités de la colonie : productrice, pas trop encline à l’essaimage, offrant de bon miel ou autres. Principalement, trois méthodes composent la division de la ruche.

Il y a la division de la ruche avec recherche de la reine. Cette méthode consiste à partager le cheptel dans deux ruches en commençant par situer la reine. Il faut alors récupérer le cadre dans lequel la reine se trouve, de le mettre dans la nouvelle ruchette avec d’autres cadres. La nouvelle ruche doit alors contenir un cadre de miel pollen, un autre cadre de couvain, deux cadres de cire toute neuve et un cadre vide. La nouvelle ruchette est à implanter non loin de la ruche souche, à quelques mètres seulement, une dizaine est l’idéale. Cette nouvelle ruchette est dépourvue de butineuses, mais 25 jours après la division, la reine commencera la ponte.

Le second type de division se fera sans recherche de la reine. Cette approche s’appelle également « méthode d’éventail ». Il s’agit d’une division de la ruche en deux parts égales, c’est-à-dire même nombre de cadres qui seront disposés en éventail. La nouvelle colonie doit obligatoirement se composer de couvain avec des œufs et des larves âgées de 3 jours. Cette technique ne garantit pas une réussite totale, le mieux est toujours de rechercher la reine et d’implanter la nouvelle ruche à proximité d’un rucher. Cela garantit les nouvelles missions des butineuses dans la nouvelle ruchette et l’élevage de la reine sera ainsi entamé.

Une autre méthode, appelée « écrémage » est celle qui garantit de meilleurs résultats. En fait, elle commence par le marquage de la reine, afin de la repérer. L’approche consiste à prélever des cadres de quelques ruches, dont la démarche sera la suivante. De la première ruche sera prélevé un cadre avec un couvain naissant et sa population. La seconde ruche permet d’avoir un cadre de couvain ouvert avec ses abeilles et la troisième ruche sera la souche du cadre de nourriture, ainsi que les abeilles nourrices. Il suffit ensuite de pourvoir la nouvelle ruche de deux cadres déjà peuplés d’autres abeilles. Une cellule royale placée sur le cadre de couvain ouvert permet de démarrer la formation d’une nouvelle colonie.

Quand procéder à la division ?

Diviser une ruche doit se faire à des moments précis. La question que tout apiculteur se pose est la suivante : quelle période pour diviser une ruche ? En effet, cette opération ne doit pas se faire à tout moment, elle ne doit pas être faite trop tôt, quand la colonie n’atteint pas encore sa maturité, mais elle ne doit pas non plus se faire trop tard, car la colonie risquerait de procéder à l’essaimage. Le printemps et le début de l’été sont les périodes pendant lesquelles la colonie atteindrait sa puissance. La division d’une ruche doit se faire pendant la période des grandes miellées, afin d’assurer les provisions des nouveaux cheptels. Vous pouvez repérer cette meilleure période de division de la ruche quand les lilas, les pissenlits, le colza fleurissent, autour de mi-avril.

Pour le côté « technique », avant de procéder à la division de la ruche, il faut vérifier que des mâles peuplent déjà la future ruche pour féconder la future reine. En plus, l’apiculteur doit également s’assurer que la colonie à diviser soit suffisamment peuplée, à raison de 6 cadres de couvain au moins, avant toute opération. Ce nombre de cadres à couvain peut être atteint en début du mois d’avril, ce qui veut dire que la colonie est assez puissante pour être divisée afin d’éviter l’essaimage. Afin d’optimiser la division, il faut savoir choisir la meilleure colonie, celle qui satisfait l’apiculteur. La nouvelle ruche qui recevra la nouvelle reine doit être orpheline pendant 24 heures, cela favorisera son intégration. En effet, ce délai garantira l’acceptation d’une reine, il garantira aussi des ouvrières moins agressives. 

Plusieurs conditions sont requises pour reconnaître la colonie qui va servir de souche. Il faut alors que les abeilles adultes de la ruche souche résistent aux maladies. Le couvain doit aussi être robuste. La colonie souche doit avoir, au moins, passé un hiver. La bonne colonie à diviser est celle qui présente de la douceur, aucunement agressive. Une bonne tenue sur le cadre et une fécondité optimisée sont des signes d’une bonne colonie. Le bon rendement se traduisant par de bonnes récoltes de miel est aussi une condition importante.

Procéder à la division de la ruche nécessite un certain moment idéal, en température et en climat. Ainsi, il serait mieux de le faire avec une température qui ne descend pas au-dessous de 17°C. Elle sera faite pendant un temps agréable, ni trop chaud ni trop froid. Il est à éviter de le faire quand le vent souffle ou quand il y a orage. Une journée bien ensoleillée rend les abeilles moins agressives.

Les dispositions pendant la division de la ruche

Pour diviser une ruche, il y a des dispositions à prendre. Afin que cette division réussisse, il faut veiller à ce que la reine ne soit pas déplacée  « accidentellement » dans la nouvelle ruchette  avec les cadres de couvain, avant la division proprement dite. En effet, cela pourrait compromettre au développement de la colonie et décalera la production de miel.

Impérativement, il faut aussi veiller à ce que le volume de la nouvelle ruchette ne soit pas trop encombré. La ruchette doit alors en parfaite proportion avec le nombre d’abeilles qu’elle contient. Un trop grand nombre d’abeilles pourrait favoriser des pathologies. Il ne faut pas non plus que le nombre des abeilles soit insuffisant. Les abeilles doivent couvrir tous les cadres de couvain, et être en quantité raisonnable pour effectuer toutes les tâches de la ruche.

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