La composition d’une ruche

Le ballet incessant des abeilles autour d’une ruche a toujours éveillé la curiosité du genre humain qui s’interroge souvent sur la composition de cette usine à miel.

Une passion commune, deux concepts différents

Depuis quelques années, l’apiculture a connu une évolution sensible. En effet, si auparavant, ce domaine était quasiment réservé aux éleveurs professionnels, il s’avère que beaucoup plus de personnes s’intéressent de près au monde fascinant des abeilles et à la fabrication du miel.

Devant la raréfaction de ce produit dont les bienfaits ne sont plus à présenter, plusieurs associations ont tenu à sensibiliser la population sur l’intérêt de renouveler la chaine apicole qui dépérit de façon significative. C’est ainsi que l’on a pu assister au développement des ruches horizontales aux côtés des ruches classiques verticales.

Les différentes parties de la ruche classique verticale

A la base de la ruche se trouve ce que l’on appellera son corps. C’est là que vit l’ensemble des abeilles et la reine. Tout en bas du corps de la ruche se trouve l’entrée de la ruche qui est munie d’un petit plateau d’où les abeilles butineuses s’envolent pour aller chercher le nectar et pour le ramener. En hiver l’apiculteur place une porte devant l’entrée de la ruche pour éviter que les rongeurs n’y pénètrent.

Le fond du corps se compose d’un plateau généralement muni d’un grillage pour réduire les risques de prolifération du pou des abeilles dénommé varroa. Ce plateau est surmonté de cadres sur lesquels les abeilles bâtissent leurs rayons de cire, qu’elles vont remplir de miel. C’est à l’intérieur de ce corps que la reine pond et que les abeilles entreposent le miel et le pollen.

La partie située juste au-dessus du corps s’appelle la hausse. Elle est équipée de cadres, bâtis sur le modèle des cadres. La hauteur de la hausse est deux fois moindre que celle du corps. En période faste, un cadre de hausse bien rempli peut peser jusqu’à 2 kilos. C’est au moment de la miellée que l’apiculteur va poser cette hausse. Elle va contenir la part de miel que l’apiculteur peut récolter.

Au-dessus de la hausse se trouve le couvre cadres qui fait office de plafond et pour couronner le tout, nous trouvons un toit en métal pour protéger l’ensemble du dispositif contre les intempéries. Il peut être plat ou reprendre la forme d’un toit de chalet.

Composition d’une ruche horizontale

Les ruches horizontales n’ont pas vocation d’exploiter le miel à des fins commerciales. C’est la raison pour laquelle on les dénomme ruches écologiques. Elles s’adressent plutôt à ceux qui souhaitent en produire juste pour la beauté du geste et pour leur consommation personnelle.

La composition d’une ruche horizontale forme un V avec des angles obtus de 120° à la base. La ruche en soi se présente comme un trapèze longiligne dont l’intérieur est équipé de 26 barres. Elle ne comporte pas de corps ni de hausses et encore moins de plafond.

Les abeilles y construisent leurs propres rayons et ce sont les barrettes de ces rayons qui servent de plafond. Le couvain est placé près de l’entrée et le miel au fond permettant ainsi à la reine de circuler partout.

A lire aussi :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *