Le faux bourdon

Au sein d’une ruche, tous les occupants ont chacun leur rôle, et pour l’heure, nous allons beaucoup plus nous intéresser au faux bourdon. Il s’agit du mâle dans la merveilleuse histoire des abeilles. On peut dire que la survie des différentes espèces d’abeilles dépend de l’existence des faux bourdons. Comme pour pratiquement toute espèce sur terre, on peut distinguer le mâle et la femelle. Et l’existence du premier est tout aussi importante que celle de la seconde. Voici quelques informations intéressantes à propos du faux bourdon.

Comment reconnaître le faux bourdon ?

Il se trouve qu’au sein d’une ruche, on peut assez facilement distinguer les différents occupants, à commencer par la reine qui a un corps beaucoup plus imposant que les autres. Le faux bourdon quant à lui ressemble beaucoup au bourdon, d’où notamment son appellation. Par rapport aux ouvrières et aux reines, les faux bourdons ont un plus gros abdomen, de forme plus arrondie. Ils ont également une tête poilue et de plus gros yeux. Par ailleurs, on peut aussi noter que les faux bourdons sont beaucoup plus bruyants lorsqu’ils volent, comparés à la reine et aux ouvrières.

À part cela, il se trouve aussi que les faux bourdons n’ont pas de dard. Alors, si vous vous demandez si un faux bourdon pique ou pas, vous avez la réponse. Ils disposent également d’une langue très courte, raison pour laquelle ils sont pratiquement incapables de se nourrir tout seuls, en dehors de la ruche. Par ailleurs, ils ont de très longues antennes. Ils profitent ainsi d’un captage extrêmement performant. Sinon, leurs yeux disposeraient de 8000 facettes, contre 5000 pour les ouvrières.

Le faux bourdon à sa naissance

Les faux bourdons proviennent d’œufs non fécondés, contrairement aux ouvrières qui, elles, proviennent d’œufs fécondés. En d’autres termes, le faux bourdon provient d’une naissance sans père. Autre différence, les cellules prévues pour accueillir les œufs mâles sont un tiers plus grosses qu’une cellule d’abeille ouvrière. Certains apiculteurs expérimentés ont aussi pu constater que les abeilles construisent toujours les rayons de sorte que 20 à 30% des cellules puissent accueillir les mâles. Voilà une belle preuve que la présence (ou l’existence) des mâles est importante pour la colonie.

Quel est le rôle du faux bourdon ?

Comme dit plus haut, chaque occupant de la ruche a un rôle bien précis. Dans le cas d’un faux bourdon, sa vocation principale est de féconder une reine. Comprenez qu’il ne pourra plus en féconder d’autres après, puisque de manière générale, son appareil génital est arraché après l’accouplement. C’est le « porteur de gènes ». Et justement, pour permettre une certaine diversité génétique, les mâles peuvent circuler librement d’une ruche à une autre.

Arrivés à leur maturité sexuelle, les faux bourdons se rendent dans des endroits spécifiques. D’après certaines études, ils auraient tendance à se rassembler dans des endroits dont l’aspect se démarque du modèle de l’horizon, par exemple, un arbre isolé. Si cette forte concentration de mâle est captée par la reine qui veut être fécondée, cette dernière ne va pas non plus foncer dans le tas. En effet, seuls les mâles les plus vaillants et les plus rapides parviendront à féconder la reine, ayant volé à proximité tout en attirant ces derniers.

La reine va ainsi accumuler plusieurs millions de spermatozoïdes afin de remplir sa spermathèque. De leur côté, les faux bourdons qui ont réussi à féconder la reine vont mourir. Ceux qui n’ont pas réussi à s’accoupler peuvent encore revenir dans la ruche et puiser dans les réserves de miel, jusqu’à ce qu’ils soient chassés par les abeilles, notamment vers l’automne, lorsque les réserves commenceront à se raréfier.

Par ailleurs, en dehors de sa mission principale qui est de féconder une reine, une tâche qui s’effectue en dehors de la ruche, quel est le rôle du faux bourdon dans la ruche ? De manière évidente, sa présence dans la ruche contribue à la production de la chaleur. Certains apiculteurs passionnés aiment également croire que les faux bourdons participeraient à l’éducation des jeunes abeilles, et à la motivation des ouvrières.

Cependant, certains apiculteurs pensent que les faux bourdons ne servent plus à rien une fois que la reine est fécondée, sinon à piller la réserve de miel de la ruche. Aussi, ils préfèrent s’en débarrasser en les piégeant, tout en espérant une meilleure récolte. Les passionnés quant à eux constatent qu’en laissant les mâles à leur place, ils récoltent toujours autant de miel si ce n’est encore plus, que leur présence contribuait à un équilibre remarquable de la colonie, que leur reine vivait en moyenne une saison de plus, etc.

Combien de temps vit un faux bourdon ?

Les faux bourdons naissent généralement au printemps. Un œuf non fécondé, tout comme un autre fécondé, va éclore au bout de 3 jours. Cela sera suivi de l’operculation de la larve, 6 à 9 jours après éclosion de l’œuf. Et après environ 24 jours en tout, après la ponte, le faux bourdon naît. Ensuite, il faudra encore attendre une bonne vingtaine de jours après, pour que le faux bourdon atteigne sa maturité sexuelle. Après quoi, il va sortir et essayer de s’accoupler avec une jeune reine, ce qui va le tuer.

Le fait est que les faux bourdons ont une espérance de vie limitée après la reproduction. En effet, une fois que la reine a été fécondée par d’autres faux bourdons, ceux qui restent peuvent encore « squatter » la ruche et piler la réserve de miel, jusqu’à ce que les abeilles les chassent, généralement vers l’automne, lorsque les réserves commencent à se faire rares. Étant donné qu’ils sont incapables de se nourrir seuls en dehors d’une ruche, ils vont mourir de faim.

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