Les différents types de ruche

Pour pratiquer l’apiculture, le premier équipement dans lequel il faudra investir consistera en une ruche pour abriter les colonies d’abeilles. Cet habitat spécifique devra représenter un milieu qui se rapproche le plus possible du milieu de vie naturel des abeilles. Il existe différents types de ruche qui se distinguent en fonction de la technique d’élevage envisagée et aussi en fonction de la région d’implantation.

La ruche horizontale

Le modèle horizontal n’a pas besoin de cadre préfabriqué et ne nécessite pas l’utilisation de cire. Ce modèle s’inspire des ruches « naturelles » dites traditionnelles, mais dans une version plus moderne et plus esthétique. La ruche horizontale est particulièrement courante en Afrique, aux Etats-Unis ou encore en Allemagne tandis qu’en France, elle est plutôt privilégiée par les apiculteurs bio. En outre, ce modèle offre l’avantage d’une grande facilité de construction et de manipulation.

La ruche Dadant

De type vertical à cadres, la ruche Dadant représente le modèle le plus utilisé dans la pratique de l’apiculture, et également en Europe. Etant un modèle standard universel, ce type de ruche a été à l’origine inventé par Charles Dadant. Le dispositif consiste en une caisse carrée en bois dotée d’un toit plat et d’une ou de plusieurs hausses de cadres. Composée de 10 ou de 12 cadres, la ruche Dadant s’adapte bien à un climat tempéré. Convenant aux grandes récoltes, très maniable, robuste, ce modèle est conseillé pour débuter en apiculture.

La ruche Warré

Inventée par l’abbé Eloi François Emile Warré, la ruche Warré fait partie des types de ruche verticale très tendance aujourd’hui. Un modèle populaire de forme carrée, elle offre d’excellentes conditions de vie pour les abeilles. Se différenciant par une structure « divisible », cette version ne contient pas de cadres entre le corps et les hausses, et chaque élément est de dimension égale. Le type Warré existe en 2 sortes, l’une avec des porte-rayons fixes et l’autre avec des porte-rayons mobiles.

La ruche Voirnot

La ruche Voirnot est bien adaptée dans les régions où les conditions hivernales sont longues et rudes. L’abbé Voirnot fut à l’origine de ce type de ruche verticale bien spacieuse et bien haute, des caractéristiques idéales pour stocker suffisamment de provisions en vue de l’hiver. La forme cubique de cette version permet une meilleure répartition de la chaleur et offre une meilleure garantie quant à la pérennité et le bien être des colonies.

La ruche Langstroth

Du nom de son inventeur, le pasteur américain Lorenzo Lorraine Langstroth, la ruche Langstroth représente l’apiculture américaine moderne. Aussi appelé ruche divisible, ce modèle dispose d’un fond amovible modifiable et de 2 corps de taille identique munis de 10 cadres chacun. Malgré des récoltes plus confortables qu’avec une classique ruche Dadant, la version Langstroth est plus difficile à manipuler notamment pour aider les abeilles à passer la période hivernale.

Les ruches traditionnelles

Dans certaines régions, les apiculteurs utilisent encore des ruches traditionnelles. Parmi celles les plus courantes, l’on pourra retrouver la ruche en paille qui ne permet pas une production importante mais qui offre l’avantage d’un confort inégalable pour les abeilles. Ensuite, il y a la ruche tronc, un modèle typique du sud de la France comme en Auvergne, dans les Cévennes, … La ruche kenyane quant à elle est très économique et offre un milieu très naturel aux abeilles. Enfin, parmi ces types de ruche, le modèle alsacien avec isolation à double paroi s’accommode bien des grosses chaleurs et des grands froids.

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