La ruche voirnot

Certains apiculteurs se sont donnés pour but de créer des types de ruches très productives en miel. La ruche voirnot figurent parmi celles qui remplissent au mieux cette condition. En voici un petit aperçu.

Les origines de la ruche voirnot

Son invention est l’œuvre d’un prêtre lorrain du XIXe siècle du nom de Jean-Baptiste Voirnot. A l’époque, les ruches étaient encore très rudimentaires. L’idée vint alors au prêtre de concevoir une ruche en planches de bois pour suppléer aux ruches traditionnelles placées sur les troncs d’arbres.

Les caractéristiques de la ruche voirnot

La ruche conçue par l’abbé Voirnot se voulait être la réplique idéale de l’habitat naturel des abeilles. Pour ce faire, il a soigneusement calculé ses dimensions pour obtenir au final un cube de 36 cm de côté pouvant contenir 10 cadres, afin que les abeilles trouvent facilement leurs repères.

A l’instar des autres ruches, elle comporte également des hausses pour servir d’emplacement de stockage de nourriture pour les abeilles et pour la récolte de miel. Ce modèle se retrouve surtout dans les pays de l’Est et en Afrique du Nord.

Les avantages de la ruche voirnot

Le confort des colonies se présente comme le tout premier avantage de la ruche voirnot. La forme cubique est idéale pour conserver la température à son niveau optimal en période hivernale. Cette même forme cubique de la ruche voirnot, permet d’adapter facilement les planchers devant aller sur la ruche.

Du fait toujours de cette fameuse forme, et de sa taille imposante, la ruche se révèle comme étant la mieux adaptée pour l’élevage en altitude à partir de 500 mètres, car elle plus apte à protéger les abeilles contre les prédateurs de tout acabit.

La production de miel est également meilleure. Autre point fort de cette ruche, sa conception et ses dimensions sont telles que les réserves de nourriture sont toujours optimales, ce qui réduit sensiblement les risques d’essaimage.

Les inconvénients de la ruche voirnot

Il faut toutefois reconnaitre qu’il existe quelques lacunes dans la conception de la ruche. La plus flagrante est celle des dimensions de ses cadres que l’on peut difficilement décoller lorsque les abeilles, pour se protéger, les soudent aux parois de la ruche avec de la propolis. Elles le font si solidement qu’il faut souvent avoir recours à un pied de biche ou à un bédane pour réussir à décoller l’ensemble.

Voir les caractéristiques des autres ruches :

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