La vipérine

La vipérine (Echium Vulgare) : un nectar qui attire une foule de butineurs

La vipérine, du nom scientifique Echium Vulgare, fait partie de la famille des Boraginaceae. Cette plante herbacée ressemble grandement à la bourrache, qui est d’ailleurs de la même famille qu’elle. Elle tire son nom de ses fleurs dont la forme rappelle la gueule ouverte d’un serpent. Ses fleurs ont par ailleurs des caractéristiques étonnantes, et son nectar est d’un attrait irrésistible pour les abeilles. Nous vous proposons donc d’en apprendre plus sur cette excellente plante mellifère

Les variétés de vipérines

Plusieurs variétés de vipérines peuvent être distinguées. En effet, on peut compter en tout 60 espèces. Les plus communes sont la vipérine echium vulgare subsp. asturicum, la vipérine echium vulgare subsp. argentae, la vipérine echium vulgare subsp. pustulatum, et la vipérine commune vulgare subsp. vulgare. Cette dernière est celle qui est privilégiée en apiculture puisqu’il s’agit d’une excellente plante mellifère.

Les caractéristiques de la vipérine

La vipérine peut atteindre 1 mètre de hauteur, et sa tige se caractérise par une pilosité piquante. Il faut donc éviter d’empoigner cette dernière à pleines mains. Néanmoins, ces poils ne sont pas urticants, mais ils demeurent tout de même désagréables au toucher.

Cette plante herbacée est ornée de fleurs en grappes de couleur variable. Au stade de boutons elles sont roses, puis virent au bleu éclatant à maturité. Ces fleurs sont abondantes et ont une forme particulière rappelant la gueule ouverte d’un serpent. C’est d’ailleurs probablement de cette caractéristique qu’elle tire son nom de vipérine (vipère).

Les fruits sont groupés par quatre sous forme de nucules. Ils sont de couleur brune, et chaque fruit renferme une très petite graine.

Son développement et sa floraison

La vipérine se développe dans les régions tempérées, et est actuellement considérée comme étant une mauvaise herbe. Pour son développement, elle apprécie particulièrement les terrains en friche ou perturbés, caillouteux et pauvres. Elle est donc un excellent témoin de la pauvreté d’un sol.

La vipérine est une plante annuelle ou bisannuelle, en fonction des zones où elle pousse. Elle passe l’hiver sous la forme d’une rosette de feuilles au ras du sol. Au printemps, au moment où elle monte en fleur, sa taille peut atteindre 1 mètre, rendant ses fleurs bien visibles. Cette floraison a une durée de vie plutôt courte. La vipérine commence à fleurir la deuxième année, entre avril et août.

Les vertus médicinales de la vipérine

Les sommités fleuries séchées et les feuilles de la vipérine sont depuis longtemps reconnues pour leurs vertus médicinales. Elles ont effectivement des propriétés pectorales, adoucissantes, diurétiques et dépuratives. La vipérine peut donc être utilisée sous forme d’infusion pour soigner la toux, la bronchite, ou encore la grippe.

Cette plante est également utilisée en cuisine. On peut ainsi retrouver ses feuilles tendres en salade, qu’elles soient cuites ou crues. Ces feuilles peuvent aussi être utilisées en remplacement de l’épinard.

Il ne faut toutefois pas oublier que la vipérine contient un alcaloïde toxique parmi ses composants. Jusqu’à présent, cette toxicité a surtout était prouvée pour les animaux (notamment pour les bêtes d’élevage). Mais il est tout de même recommandé d’en consommer avec prudence afin d’éviter tout risque d’intoxication.

Les avantages qu’apporte la vipérine en apiculture

La vipérine est une plante herbacée connue pour être très mellifère. Ses fleurs sont une source d’attraction à laquelle les abeilles, les papillons et les bourdons ont du mal à résister. Quelle est la raison de cet intérêt insistant des butineurs ? La réponse réside dans le fait qu’elle produit un nectar de façon abondante durant plusieurs semaines de suite. Les abeilles s’en donnent alors à cœur joie pour récolter le précieux nectar.

Cette production abondante de nectar fait également le bonheur des apiculteurs. En effet, le rendement en miel qu’offre la vipérine est plutôt conséquent, puisqu’un hectare devrait permettre aux abeilles la production de 300 kg à 400 kg de miel. Cette plante mellifère peut donc devenir un précieux allié en apiculture.

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