Le bourdon butine

Le bourdon : butineur de nectar et pollinisateur comme les abeilles

Les talents du bourdon en tant butineur de nectar et pollinisateur ne sont pas reconnus à leur juste valeur. Et pourtant, cet insecte joue un rôle quasi irremplaçable pour certaines cultures. Nous avons donc décidé de lui rendre justice en vous décrivant les caractéristiques qui font du bourdon un butineur et un pollinisateur hors pair.

1. Description du bourdon

Le bourdon est un gros insecte de l’ordre des hyménoptères, avec un corps robuste et couvert de poils. En moyenne, il mesure entre 6 et 25 mm de long. La plupart du temps, son corps est coloré de noir et jaune, mais il arrive que certains individus aient des motifs blancs, rouges ou orangés. La femelle a des pattes postérieures modifiées qui lui permettent de récolter et de transporter le pollen plus facilement. Elle a un abdomen qui se termine par un aiguillon.

Les bourdons forment des sociétés organisées dans lesquelles les individus sont divisés en 3 castes. Comme les autres colonies d’insectes, ils ont une reine, avec des dimensions plus importantes (entre 13 et 32 mm de long). Il y a ensuite les ouvrières qui ont une taille qui varie entre 7 et 18 mm. Et pour finir, il y a les bourdons mâles qui mesurent entre 10 et 17 mm de long.

2. Le bourdon, un butineur de nectar et pollinisateur d’élite

Le bourdon a toutes les caractéristiques pour être un excellent pollinisateur. Dans cette tâche, on peut même dire qu’il joue un rôle plus important que l’abeille.

De grands pollinisateurs même sous mauvais temps

Les abeilles sont bien connues pour être des butineuses et des pollinisatrices redoutables. Et pourtant, face à elles, les bourdons n’ont absolument pas de quoi rougir. En effet, si les abeilles ne butinent qu’à partir d’une température excédant les 15°C, les bourdons eux commencent à butiner dès 5°C.

Cette meilleure résistance au froid est possible car ce sont des êtres endothermes. Cela signifie qu’ils sont capables de produire leur chaleur corporelle eux-mêmes. Leur forte pilosité les aide également à accumuler et à conserver la chaleur du rayon solaire.

Grâce à leur corps robuste et leurs puissantes ailes, les bourdons n’ont aucun mal à supporter le vent, ni à voler sous une pluie fine. Les plus tenaces parviennent même à voler sous la neige. En étant moins vulnérables aux intempéries, les bourdons sont tout à fait adaptés pour la pollinisation des variétés précoces de framboises, de fraises ou d’abricots durant le mois de février.

Un insecte fait pour la pollinisation des fleurs

Le bourdon a pour habitude de survoler les jardins et les potagers pour trouver des fleurs à butiner. Souvent, il y crée même son nid, notamment dans les hautes herbes. Son poil épais en fait un excellent pollinisateur de plantes. Lorsqu’il se nourrit du nectar des fruits et du miel, il cueille par la même occasion les pollens libérés par les fleurs afin de nourrir ses larves.

Ainsi, il propage les pollens d’une fleur à une autre involontairement. C’est pour cela que le bourdon est un acteur essentiel dans le phénomène de la fécondation de fleur, dans la multiplication de production des cultures agricoles, mais aussi dans la conservation de la biodiversité des plantes.

Dans le cadre d’un élevage, même les défauts du bourdon lui permettent d’être un meilleur butineur de nectar et pollinisateur : ils sont limités en termes de communication. Ils ne sont pas en mesure d’indiquer à leurs congénères où se trouvent les sources de nourriture. Ils ne risquent donc pas de faire comme les abeilles et sortir d’une parcelle pour se concentrer sur une autre source de nourriture. La dispersion du bourdon se fait de façon plus régulière, et est donc mieux contrôlable.

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