Les dangers pour l’abeille.

Les dangers pour l’abeille

Notre écosystème et notre agriculture ne peut survivre sans la présence des abeilles, qui sont responsables de la reproduction de 80% des espèces de plantes à fleurs. Actuellement, ces précieux insectes subissent malheureusement un triste sort voire, ils sont gravement menacés depuis déjà quelques années. En cause, sont principalement pointés du doigt, les maladies des abeilles, les parasites, les prédateurs également, sans oublier l’Homme. Les apiculteurs se battent contre cette disparition depuis plusieurs années maintenant. Voici alors pour en savoir plus sur les dangers les plus courants pour l’abeille.

Les maladies

Étant un être vivant, l’abeille peut être exposée à certaines maladies qui peuvent la mettre en grave danger.

Les loques

L’on pourra alors citer le cas des loques, une affection déjà déclarée même dans les ouvrages les plus anciens dédiés à l’élevage des abeilles. Il s’agit d’une dangereuse maladie qui touche le couvain. Une bactérie mortelle atteint l’estomac des larves, le souvent au printemps avant la première grosse miellée. L’infestation se propagera très rapidement et les spores de la bactérie auront déjà empoisonnées la ruche entière, les provisions de miel et même la structure en bois de l’habitat sera également touchée.

La nosémose

La nosémose est une maladie particulièrement contagieuse qui peut facilement détruire des ruchers quand survient le printemps. Le Nosema apis est à l’origine de ce terrible fléau. Il s’agit d’un protozoaire qui prolifère dans l’estomac de l’insecte provoquant une importante diarrhée et un affaiblissement rapide de l’état général de celle-ci. La contamination de la ruche est inévitable, notamment les insectes plus faibles, des spores étant évacuées par l’abeille malade avec ses déjections. Plus inquiétant encore, le pathogène peut survivre de nombreuses semaines après la mort des abeilles contaminées.

L’ascosphérose

Egalement appelée couvain plâtré, cette maladie concerne le couvain. L’ascopsphérose est une mycose causée par un champignon nommé l’Ascosphera apis. Elle agit en desséchant les larves. Elle contamine les larves par la nourriture en se développant dans leur intestin. Le champignon germe à l’intérieur des larves jusqu’à entrainer leur mort.

Les parasites, de réels dangers

Outre les maladies qui mettent en danger les colonies, les abeilles sont également mises en péril par les parasites. Quand les insectes butinent, de minuscules parasites en profitent pour s’accrocher à leur corps.

L’Apocephalus Borealis

L’Apocephalus Borealis est une mouche parasite qui « transforme les abeilles en zombie ». Le parasite se pose sur l’abdomen de l’abeille et deux secondes lui suffisent pour injecter ses œufs dans l’abeille. Une fois écloses, les larves de la mouche dévorent l’intérieur de l’hôte qui agira progressivement comme un zombie. L’abeille infestée perd le contrôle de son corps, tourne en rond, a du mal à voler, a des difficultés à se tenir sur ses pattes et tend souvent ses pattes pour essayer de se stabiliser avant de s’écrouler. Environ sept jours plus tard, de son cadavre surgiront jusqu’à treize larves de mouche parasite.

Le varroa Jacobsoni

Ce parasite est un acarien qui se nourrit du sang de l’abeille à tous les stades de son développement. Les piqûres peuvent causer soit la mort de la nymphe, soit des malformations de l’abeille adulte ou encore un affaiblissement de l’insecte. L’abeille n’a alors aucune chance contre ce parasite, dont l’infestation n’est visible qu’à un stade avancé.

 L’acariose

L’acariose est un pou de couleur brune appelé Acarapis Woodi. Très agile pour passer d’une abeille à une autre, le parasite élit domicile dans l’appareil respiratoire de l’abeille. Après l’accouplement dans les trachées de l’insecte, la femelle acariose pond ses œufs et en 12 à 16 jours, apparait un acarien parfait. Pour se nourrir, le parasite aspire l’hémolymphe de l’abeille en perforant la paroi de son tube respiratoire. 

Les prédateurs

La présence de miel, de la chaleur et également des abeilles dans la ruche appâte les redoutables prédateurs.

Les oiseaux

En hiver, le pivert s’attaque à la ruche pour se nourrir des abeilles. Par les trous creusés par l’oiseau dans l’habitat s’engouffre le froid glacial qui décimera la colonie. L’hirondelle est également un dangereux prédateur d’abeilles mais le plus redoutable est bien le guêpier. Il chasse littéralement les abeilles en plein vol, comme il peut les attraper juste au-dessus du rucher.

La guêpe

Il s’agit d’une guêpe solitaire nommée philante apivore qui chasse uniquement les abeilles. Les femmes fécondées de ces insectes chassent toutes les abeilles, domestiques ou sauvages pour les paralyser et les donner à manger à ses larves.

Le sphinx tête de mort

Ainsi nommé pour la marque de tête de mort sur son thorax, ce gros papillon de nuit n’hésite pas à pénétrer dans la ruche pour y piller la réserve de miel.

Les rongeurs

En hiver, si l’apiculteur n’a pas surélevé ses rcuhes, les petits mammifères rongeurs comme les musaraignes, les souris ou encore les mulots s’y introduisent pour installer leurs nids au chaud.

Le varroa destructor

Ce parasite mais également un féroce prédateur pour les abeilles est un des plus grands dangers, responsables de l’inquiétante disparition des abeilles. Le varroa parasite les larves, les nymphes et aussi les abeilles adultes. Il se nourrit de l’hémolymphe et des acides gras de l’insecte et réduit ainsi sa dose de protéines et de plusieurs cellules sanguines.

Le frelon asiatique

Redoutable fléau pour les abeilles européennes domestiques, le frelon asiatique ou vespa velutina peut tuer et emporter deux abeilles toutes les trois secondes. Il traque sa proie devant l’entrée de la ruche et attaque les abeilles chargées de miel qui rentrent de leur périple. Les victimes subissent un triste sort, leurs têtes, leurs ailes, leurs pattes sont arrachées et le reste servira à nourrir les larves des frelons.

Les dangers d’origine humaine

Bien que les maladies, les parasites ou encore les prédateurs soient de grands responsables de la forte diminution de la population d’abeilles, l’homme reste le prédateur le plus dangereux pour ces précieuses insectes. En effet, les dangers d’origine humaine sont les principales causes de la disparition en masse des abeilles.

L’utilisation intensive de pesticides et autres produits chimiques dangereux fait de l’homme, l’ennemi numéro un des abeilles. Un ralentissement du développement des insectes, des malformations, une perte de l’orientation, une incapacité à reconnaitre les fleurs, une ingestion de pollen infecté de pesticide… sont autant de facteurs qui contribuent à décimer efficacement les colonies.

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