Les différentes races d’abeilles

Race d'abeilles

L’abeille européenne fait partie de l’espèce Apis mellifera, “Apis” étant le mot latin pour “abeille” et “mellifera” pour “qui donne du miel”.

Apis mellifera se décompose ensuite en 28 sous-espèces (toutes fécondables entre elles).

Tous les apiculteurs, qu’ils soient éleveurs professionnels ou amateurs, rêvent de trouver une race d’abeilles qui serait susceptible de ne pas piquer, qui n’essaimerait pas et qui produirait beaucoup de miel. Cette race d’abeilles n’existant pas encore, il faudra faire un choix parmi les suivantes.

L’abeille noire

abeille noire

Dénommée scientifiquement Apis mellifera mellifera, cette race d’abeilles est sans aucun doute la plus populaire dans tout l’Hexagone. Elle a le défaut d’être quelques fois agressive et d’essaimer plus souvent qu’à son tour. Il faut reconnaître cependant à son bénéfice des qualités certaines : elle a le don de savoir bien gérer la période hivernale et réguler sa ponte en fonction du nectar récolté.

Cette race d’abeilles est donc conseillée pour les élevages dans les régions sujettes aux hivers rigoureux. Comme l’abeille noire présente la particularité de bien résister aux maladies, elle devrait donc en conséquence bien réussir aux apiculteurs en quête d’une abeille qui soit polyvalente et rustique.

L’abeille jaune italienne

Egalement appelée Apis mellifera ligustica, cette race est quant à elle la plus répandue de par le monde. Elle possède une telle faculté d’adaptation que les éleveurs d’Outre Atlantique et d’ailleurs n’ont pas hésité à la domestiquer chez eux pour pallier l’insuffisance de production des abeilles indigènes. La reine italienne est si prolifique qu’elle a permis un développement rapide de populations d’abeilles en Australie et en Nouvelle-Zélande.

L’abeille jaune italienne est cependant fragile en hiver, ce qui fait que les éleveurs situés dans les régions froides doivent l’approvisionner en nourriture à cette période.

L’abeille caucasienne

abeille italienne

L’Apis mellifera caucasica est également connue sous le nom d’abeille grise ou abeille caucasienne. D’origine géorgienne, elle se rencontre maintenant presque partout dans les pays réputés pour être grands producteurs de miel. Les éleveurs n’hésitent pas à la croiser avec l’italienne dans un souci de rusticité. Comme elle a tendance à produire énormément de propolis, elle est fortement demandée depuis que l’on a décidé d’exploiter les vertus de ce produit annexe de la ruche. Elle a l’avantage d’être très douce et de produire de bonnes miellées.

L’abeille carniolienne

L’abeille carniolienne ou Apis mellifera carnica est originaire des Carpates. Elle arbore une couleur grise. D’une douceur proverbiale, elle est très prisée par les apiculteurs opérant en zone urbaine. Son petit défaut est d’être quelquefois essaimeuse. Cette race d’abeilles apprécie plus particulièrement le miellat de sapin. Sa réputation de douceur incite de plus en plus les éleveurs à la croiser avec sa cousine italienne.

L’abeille Buckfast : une race d’abeilles hybride

abeille buckfast

L’abeille Buckfast également connue sous le nom d’abeille du frère Adam est un exemple de réussite en matière de croisement d’espèces. Grâce aux travaux du frère Adam sur l’hétérosis à l’abbaye de Buckfast, ville du sud de l’Angleterre, on a pu voir apparaître une race capable de rendements supérieurs. La réussite du procédé a incité les chercheurs du monde entier à suivre son exemple.

C’est ainsi que l’on s’est appliqué en Europe de l’Ouest à croiser la caucasienne avec la noire pour obtenir une espèce moins agressive et donnant des résultats satisfaisants sur les miellées d’acacia.

Le grand problème avec les croisements est qu’il faut diversifier les reines à intervalles réguliers pour éviter que la descendance ne soit par trop agressive. En effet, les croisements ont donné lieu à des résultats désastreux comme on a pu le constater avec l’abeille dite « africaine » qui a fait des ravages dans les Etats du sud des Etats Unis.

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